Jérôme Barbosa

Ma rencontre avec le jeune photographe Jérôme Barbosa a été enrichissante, le genre de rencontre qu’engendre la photographie, où l’amour du médium comble le fossé des générations.

Il m’a présenté son travail, et j’ai constaté que nous suivions le même chemin fascinant et exigeant dans la photographie. Il y a aussi ce choix commun du noir et blanc, de la photographie argentique, qui nous lie inévitablement. Ses origines portugaises y sont aussi pour quelque chose, quand je pense à ma longue relation avec son pays. Jérôme a déjà compris qu’il faut prendre son temps, choisir des sujets et des thèmes avec le souci de les approfondir, d’en explorer les tréfonds, l’intimité. Après avoir réalisé un émouvant document sur ses grands-parents au Portugal, il a préparé – dans des conditions assez dures – un étonnant reportage sur la communauté de Molokane en Arménie, et un autre encore sur une communauté de toxicomanes à Athènes… J’admire sa détermination, son courage… et son travail.

Jérôme appartient à la famille des photographes humanistes, et il sait, en tout cas, que nous appartenons tous à une seule et même famille.

Georges Dussaud (agence Rapho)