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John Claridge

JOHN CLARIDGE (1944-2026)

Le décès prématuré du photographe John Claridge a été un double choc. John était un pilier de la galerie Mind’s Eye, où il avait présenté sept magnifiques expositions depuis 2014 : Out of Shadows, The Hardest Game, East End, Les Mineurs, A Vision of India, 70’s New York et Oradour-sur-Glane, tout en participant à deux expositions collectives. De plus, il venait tout juste de terminer l’impression et l’envoi des tirages pour une huitième exposition à Mind’s Eye, Remembering Autochromes, dont le vernissage est prévu jeudi prochain, le 4 juin.


John était un véritable professionnel et c’était un réel plaisir de travailler avec lui. Nous nous mettions toujours d’accord sans difficulté sur les images de chaque exposition, et les tirages arrivaient toujours à temps, impeccablement emballés par sa femme, Janet. En effet, toutes les demandes étaient traitées rapidement. Cette rigueur et ce perfectionnisme lui venaient d’une vie passée à travailler avec des agences de publicité et des magazines, depuis l’âge de quinze ans, lorsqu’il avait quitté l’école.


Nous nous sommes rencontrés dans les circonstances les plus improbables. Pendant le Mois de la Photo en 2013, il y avait une soirée d’inauguration pour un artiste japonais dans une minuscule boutique de Saint-Germain tenue par une Japonaise et spécialisée dans la mode Lolita et gothique. Les quelques œuvres graphiques étaient disséminées parmi les vêtements. Une poignée de personnes s’entassaient dans cet espace exigu, parmi lesquelles John Claridge. Il venait de rentrer d’un événement lié au calendrier Pirelli à Milan et nous avons commencé à discuter, en anglais. Il m’a montré des photos de divers photographes de mode de renom, dont je ne reconnaissais aucun (ni même n’avais entendu parler), ce milieu ne faisant pas partie de mon univers. Mais il s’est avéré que nous étions tous deux londoniens, nés à seulement trois semaines d’intervalle, lui dans l’East End (où ma mère est née) et moi dans le nord de Londres. Il m’a promis de m’envoyer un exemplaire de son livre One Hundred Photographs, publié en 1988 à l’occasion d’une exposition à la Hamiltons Gallery. Cela a donné lieu à l’exposition Out of Shadows en 2014.


Au cours des vingt dernières années, John a vécu avec Janet dans un petit village de l’Aveyron. Ils sont venus pour trois vernissages : The Hardest Game, East End et Les Mineurs. Plusieurs amis britanniques étaient également présents, notamment une petite délégation de la French House à Soho, pour East End. Nous sommes restés en contact régulier, non seulement pour organiser des expositions, mais aussi pour discuter de photographie. John était très généreux de ses conseils et de ses encouragements, et m’a fait découvrir les livres Blurb, dont il a produit plusieurs dizaines d’exemplaires, en éditions assez limitées ; son livre sur l’East End, publié par Spitalfields Press, s’est vendu très rapidement.


John manquera cruellement à ses nombreux amis, à Mind’s Eye et à moi-même. Vous trouverez de plus amples informations sur le site web de Mind’s Eye, mindseye.fr.


— Adrian Bondy, 29 mai 2026

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Remembering Autochromes

Vous êtes chaleureusement invités au vernissage de la nouvelle exposition de John Claridge

REMEMBERING AUTOCHROMES

jeudi 4 juin 2026, 18h-22h


© John Claridge


 REMEMBERING AUTOCHROMES

Pour ceux qui connaissent la photographie personnelle de John Claridge, les photos de rue et les portraits en noir et blanc (East End, New York, Inde, Mineurs, Boxeurs, Oradour-sur-Glane), cette nouvelle exposition révélera plusieurs autres aspects de son travail. Depuis ses débuts dans la profession à l’âge de quinze ans, Claridge a principalement travaillé dans la publicité, la direction artistique et le design, y compris pour le légendaire calendrier Pirelli. Un maître tireur et imprimeur, à la fois de films et d’images numériques, son amour des tonalités particulières de l’autochrome, un processus de couleur inventé par les frères Lumière au début du XXe siècle, l’a amené à expérimenter la reproduction de leurs caractéristiques spéciales à l’aide de techniques numériques. L’exposition Remembering Autochromes présente une grande variété d’images unifiées par cette approche commune : natures mortes, portraits, paysages, architecture, nature, intérieurs, …

 © John Claridge


JOHN CLARIDGE

John Claridge commence la photographie à l’âge de huit ans avec un appareil en plastique gagné à une fête foraine locale. Il quitte l’école à quinze ans, prend un poste dans le département de photographie chez McCann-Erickson, et devient assistant de David Montgomery. Il y reste deux ans, s’inspirant entre autres du designer légendaire Robert Brownjohn. A tout juste dix-sept ans, il frappe à la porte de la résidence de Bill Brandt à Hampstead afin d’offrir un tirage au grand photographe. Il est reçu avec courtoisie et gentillesse. En 1963, il ouvre un atelier près de la cathédrale de Saint-Paul, se spécialisant dans les revues et la publicité. Il poursuit sa carrière jusqu’à récemment dans la publicité, en travaillant pour nombreuses sociétés importantes. En 1967, il écrit, produit, et filme un court-métrage controversé, Five Soldiers, sur la guerre civile américaine, faisant allusion implicite à la guerre au Vietnam.

John Claridge a publié une cinquantaine d’ouvrages, pour la plupart édités par sa propre société Lizard’s Eye, dont Warriors, Heroes, Boxers (2018) et The Miners 1971 (2018), mais aussi notamment One Hundred Photographs (1988), pour son exposition à la Hamilton’s Gallery de Londres, et East End (2016), publié par Spitalfields Life Books.

Il a été récompensé par de nombreuses organisations pour son travail dans le domaine de la publicité et du design, notamment par les London International Advertising Awards, le Festival international de la publicité de Cannes, Design and Art Direction UK, Association of Photographers UK, The One Show New York, Clio Awards Worldwide USA et Creative Circle Awards.

Les œuvres de John Claridge font partie de musées et de collections privées du monde entier, notamment de l’Arts Council of Great Britain, du Victoria & Albert Museum, de la National Portrait Gallery et du Museum of Modern Art. Il expose régulièrement à Londres.

 © John Claridge


 © John Claridge

EXPOSITION DU 4 JUIN AU 12 JUILLET 2026

HORAIRES DE LA GALERIE 
SAMEDI ET DIMANCHE DE 14H À 19H
LUNDI À VENDREDI SUR RENDEZ-VOUS AU 06 85 93 41 92

RAPPEL : LES TOUT DERNIERS JOURS DE L’EXPOSITION
ENTRE CHIEN ET FLOU DE DANIEL ANIZON : 
JEUDI 21 AU DIMANCHE 24 MAI 2026 DE 14H À 19H
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Art Photo BcN

Mind’s Eye a été invité au 13ème édition du salon-festival photo

ART PHOTO BCN

Cet évènement aura lieu cette semaine du 8 au 10 MAI à Barcélone

Nous y présenterons des photographies de

ANDREI FARCASANU

ainsi que celles de

JOHN CLARIDGE   CHRISTIAN PONCET   COLETTE POURROY



La prochaine exposition à Mind’s Eye 

JOHN CLARIDGE / REMEMBERING AUTOCHROMES

aura lieu du JEUDI 4 JUIN au DIMANCHE 12 JUILLET 2026

Plus de détails dans une prochaine newsletter



Pour celles et ceux qui n’ont pas vu notre dernière exposition

DANIEL ANIZON / ENTRE CHIEN ET FLOU

elle sera prolongée du JEUDI 14 MAI au DIMANCHE 24 MAI 2026

HLe Bès, été 2019 © Daniel Anizon
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Derniers Jours

Il reste juste quelques jours pour voir l’exposition 

DANIEL ANIZON / ENTRE CHIEN ET FLOU

Fin de l’exposition le DIMANCHE 3 MAI 2026

Daniel Anizon sera présent les jeudis et vendredis de 16h à 19h


Norilsk, 1995, Lénine © Daniel Anizon

Des photographies prises principalement au crépuscule, lorsque les ombres s’allongent, les couleurs se transforment sous l’effet de la lumière déclinante et un sentiment de mystère envahit la scène. 
Des tirages argentiques vintage de la Russie enneigée au début des années 90, et des tirages numériques couleurs récents de l’Aubrac et le Japon.

Peyrebesse, hiver 2020 © Daniel Anizon

Le Bès, été 2019 © Daniel Anizon

Yanaka, 2023 © Daniel Anizon
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Entre chien et flou

Daniel Anizon

26 mars – 3 mai 2026

en présence de l’artiste

18h – 22h


Japon 2025 © Daniel Anizon

ENTRE CHIEN ET FLOU
Comme le titre le suggère, les photographies présentées dans cette exposition ont été prises principalement au crépuscule, lorsque les ombres s’allongent, les couleurs se transforment sous l’effet de la lumière déclinante et un sentiment de mystère envahit la scène. Le flou n’est pas recherché, il est la résultante de la façon de travailler du photographe. Les images lui viennent latéralement, chemin faisant, comme un souvenir dont on rêve, la netteté n’est pas ce qui l’intéresse, il est en mouvement quand il déclenche, d’où le flou qui en résulte…Les couleurs se démultiplient, créant une 3ème dimension dans le paysage. L’exposition présente les tirages argentiques « vintage » de l’artiste en errance dans la Russie enneigée, elle-même en perte de repères au début des années 90 après la perestroïka, ainsi que ses tirages numériques couleurs récents (2018-2025) ayant pour cadre un milieu familier, l’Aubrac et, aux antipodes, le Japon.

 Norilsk 1995 © Daniel Anizon

DANIEL ANIZON
Né à Nantes et basé entre Paris et l’Aubrac, Daniel Anizon est un photographe-auteur au parcours atypique. Après un doctorat en économie en 1973, il voyage seul autour du monde trois ans sans appareil photo, une expérience fondatrice relatée en 2021 dans son récit Sans raison ni maison. Il s’initie à la photographie en 1982. Son regard artistique a également été marqué par la découverte du Japon en 2018.  
Sa carrière est jalonnée de distinctions prestigieuses, notamment le Prix Ilford (1984), le Prix Médicis Hors les Murs (1987) avec son travail sur les trappeurs canadiens et le Prix News aux Rencontres d’Arles (1988). Il a bénéficié de résidences internationales au Canada et aux États-Unis, et a célébré 40 ans de photographie lors d’une présentation à Gens d’images/ADAGP à Paris en 2024. 
Ses œuvres figurent dans de grandes collections publiques, telles que le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et la Bibliothèque Nationale de France. Toujours actif, il a récemment exposé à la Maison Heinrich Heine à Paris (2021) ainsi qu’à la Galerie Mind’s Eye en 2026.

Aubrac 2018 © Daniel Anizon
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Nocturne à Mind’s Eye


Les Tirages Argentiques

Takehiko Nakafuji 

 jeudi 29 janvier 2026
16h-20h



49 tirages argentiques — 25 aux murs, 24 dans le présentoir

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Les Tirages Argentiques

Takehiko Nakafuji


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Takehiko Nakafuji

Les Tirages Argentiques

Tout d’abord, nous vous souhaitons une Nouvelle Année remplie de beaux moments et de rencontres stimulantes.


© Takehiko Nakafuji 

Il s’agit d’une exposition de tirages argentiques vintage de Takehiko Nakafuji dont beaucoup ont été présentés lors de son exposition à Mind’s Eye en 2013, Enter the Mirror. Le dossier de presse de cette dernière exposition comporte des textes de Daido Moriyama, Mark Pearson et Takehiko Nakafuji.


© Takehiko Nakafuji

Né à Tokyo en 1970, Takehiko Nakafuji est diplômé du département de photographie du Tokyo Visual Arts College. Outre son travail de photographe, il est propriétaire de la galerie Niépce à Yotsuya, Tokyo. Il a publié dix livres sur la photographie de rue, principalement en noir et blanc, et voyage beaucoup pour des reportages photo, notamment en Russie, à Cuba, en Chine, à Hong Kong, à Paris, à New York et en Europe de l’Est. Il a présenté de nombreuses expositions individuelles et collectives au Japon et à l’étranger. Ses œuvres sont conservées dans trois musées japonais, le Kiyosato Museum of Photo Art, le Tokyo Photographic Art Museum et le Shunan City Museum of Art and History à Yamaguchi.


© Takehiko Nakafuji


© Takehiko Nakafuji


© Takehiko Nakafuji

Visites sur rendez-vous au 06 85 93 41 92. N’hesitez pas, et bien profiter de l’exposition. Nous accueillons les visiteurs avec plaisir.

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Les Tirages Argentiques

Takehiko Nakafuji

18h-22h 


 © Takehiko Nakafuji 

Compte tenu du succès remporté par l’exposition actuelle de Takehiko Nakafuji, Down on the Street, nous avons décidé de la prolonger jusqu’à la fin de l’année et de la faire suivre d’une exposition de ses tirages argentiques vintage, dont beaucoup ont été présentés lors de son exposition à Mind’s Eye en 2013, Enter the Mirror.

Veuillez noter qu’à l’exception du vernissage de cette nouvelle exposition, le jeudi 8 janvier 2026, toutes les visites se feront sur rendez-vous – un simple appel ou SMS au 06 85 93 41 92 suffit. Nous espérons revoir parmi vous nos nombreux visiteurs habituels ainsi que quelques journalistes.


© Takehiko Nakafuji

Né à Tokyo en 1970, Takehiko Nakafuji est diplômé du département de photographie du Tokyo Visual Arts College. Outre son travail de photographe, il est propriétaire de la galerie Niépce à Yotsuya, Tokyo. Il a publié dix livres sur la photographie de rue, principalement en noir et blanc, et voyage beaucoup pour des reportages photo, notamment en Russie, à Cuba, en Chine, à Hong Kong, à Paris, à New York et en Europe de l’Est. Il a présenté de nombreuses expositions individuelles et collectives au Japon et à l’étranger. Ses œuvres sont conservées dans trois musées japonais, le Kiyosato Museum of Photo Art, le Tokyo Photographic Art Museum et le Shunan City Museum of Art and History à Yamaguchi.


© Takehiko Nakafuji


© Takehiko Nakafuji


© Takehiko Nakafuji
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Down on the Street

Takehiko Nakafuji 

25 octobre – 14 décembre 2025

en présence de l’artiste

18h-22h 

© Takehiko Nakafuji

L’exposition Down on the Street vient de débuter. Le photographe Takehiko Nakafuji viendra à Paris du 5 au 17 novembre et sera présent au vernissage le jeudi 13 novembre. Quelques exemplaires de son ouvrage Down on the Street seront disponibles à la galerie.  Si vous voudriez rencontrer Takehiko Nakafuji à un autre moment, veuillez contacter la galerie.

© Takehiko Nakafuji