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Remembering Autochromes

Vous êtes chaleureusement invités au vernissage de la nouvelle exposition de John Claridge

REMEMBERING AUTOCHROMES

jeudi 4 juin 2026, 18h-22h


© John Claridge


 REMEMBERING AUTOCHROMES

Pour ceux qui connaissent la photographie personnelle de John Claridge, les photos de rue et les portraits en noir et blanc (East End, New York, Inde, Mineurs, Boxeurs, Oradour-sur-Glane), cette nouvelle exposition révélera plusieurs autres aspects de son travail. Depuis ses débuts dans la profession à l’âge de quinze ans, Claridge a principalement travaillé dans la publicité, la direction artistique et le design, y compris pour le légendaire calendrier Pirelli. Un maître tireur et imprimeur, à la fois de films et d’images numériques, son amour des tonalités particulières de l’autochrome, un processus de couleur inventé par les frères Lumière au début du XXe siècle, l’a amené à expérimenter la reproduction de leurs caractéristiques spéciales à l’aide de techniques numériques. L’exposition Remembering Autochromes présente une grande variété d’images unifiées par cette approche commune : natures mortes, portraits, paysages, architecture, nature, intérieurs, …

 © John Claridge


JOHN CLARIDGE

John Claridge commence la photographie à l’âge de huit ans avec un appareil en plastique gagné à une fête foraine locale. Il quitte l’école à quinze ans, prend un poste dans le département de photographie chez McCann-Erickson, et devient assistant de David Montgomery. Il y reste deux ans, s’inspirant entre autres du designer légendaire Robert Brownjohn. A tout juste dix-sept ans, il frappe à la porte de la résidence de Bill Brandt à Hampstead afin d’offrir un tirage au grand photographe. Il est reçu avec courtoisie et gentillesse. En 1963, il ouvre un atelier près de la cathédrale de Saint-Paul, se spécialisant dans les revues et la publicité. Il poursuit sa carrière jusqu’à récemment dans la publicité, en travaillant pour nombreuses sociétés importantes. En 1967, il écrit, produit, et filme un court-métrage controversé, Five Soldiers, sur la guerre civile américaine, faisant allusion implicite à la guerre au Vietnam.

John Claridge a publié une cinquantaine d’ouvrages, pour la plupart édités par sa propre société Lizard’s Eye, dont Warriors, Heroes, Boxers (2018) et The Miners 1971 (2018), mais aussi notamment One Hundred Photographs (1988), pour son exposition à la Hamilton’s Gallery de Londres, et East End (2016), publié par Spitalfields Life Books.

Il a été récompensé par de nombreuses organisations pour son travail dans le domaine de la publicité et du design, notamment par les London International Advertising Awards, le Festival international de la publicité de Cannes, Design and Art Direction UK, Association of Photographers UK, The One Show New York, Clio Awards Worldwide USA et Creative Circle Awards.

Les œuvres de John Claridge font partie de musées et de collections privées du monde entier, notamment de l’Arts Council of Great Britain, du Victoria & Albert Museum, de la National Portrait Gallery et du Museum of Modern Art. Il expose régulièrement à Londres.

 © John Claridge


 © John Claridge

EXPOSITION DU 4 JUIN AU 12 JUILLET 2026

HORAIRES DE LA GALERIE 
SAMEDI ET DIMANCHE DE 14H À 19H
LUNDI À VENDREDI SUR RENDEZ-VOUS AU 06 85 93 41 92

RAPPEL : LES TOUT DERNIERS JOURS DE L’EXPOSITION
ENTRE CHIEN ET FLOU DE DANIEL ANIZON : 
JEUDI 21 AU DIMANCHE 24 MAI 2026 DE 14H À 19H
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Présences

Nacho Gómez Sales

18 avril – 26 mai, 2024

18h – 22h

en présence du photographe

NACHO GÓMEZ SALES

Né à Castellón de la Plana, en Espagne, Ignacio « Nacho » Gómez Sales suit des études de photographie à la EASD à Valence et à la EASD Serra i Abella, à Barcelone. Il effectue ensuite une spécialisation en photographie d’architecture au IEFC à Barcelone.
En 2008, il quitte Barcelone et déménage à Dijon, où il effectue un stage au Conseil d’Architecture, d’Environnement et d’Urbanisme de la Côte-d’Or (CAUE21). 
Il s’installe définitivement à Paris en 2009, où il vit et travaille depuis. Il suit entre 2010 et 2013, un Master en Arts Plastiques spécialisation en Photographie et Art Contemporain à l’Université Paris 8.
En 2017, sa série sur la Corée du Sud est sélectionnée dans « Descubrimientos Photoespaña » à Madrid. 
En 2018 il fait un livre auto-edité intitulé London.
Depuis 2002, il a montré son travail en expositions individuelles et collectives, notamment à Castellon et Barcelone, mais aussi à Paris, Orense et Gandia, ainsi que dans des médias spécialisés en photographie.
Depuis 2009, il concilie la photographie avec son travail à la Librairie du Centre Pompidou.

PRÉSENCES

Quand je prends des photographies, j’essaie que mes images aident à analyser la configuration de l’espace qui est représenté, sa généalogie, ainsi que l’usage qui en font ceux qui y habitent et ceux qui y ont habité. En revanche, parallèlement à cet aspect analytique il existe un aspect irrationnel dans mon travail. Je choisis des lieux qui en quelque sorte m’interpellent non pas uniquement pour ce qu’ils sont, mais pour ce qu’ils ont été, pour ce qu’ils ont de réel et de fantôme, pour comment son passé est à la fois présent comme les rides dans la peau. Comme le dit Italo Calvino dans Les villes invisibles, la ville est faite de la relation entre les mesures de son espace et les événements de son passé. Comme si cet espace abritait une étrange présence et la photographie était le médium qui la transcrivait, c’est là que réside pour moi l’intérêt de photographier des lieux.


Dans le cadre de cette exposition, les photographies présentées, prises entre la France, l’Espagne et l’Italie entre 2005 et 2019, sont divisées en deux volets. Dans un premier temps nous retrouvons essentiellement des traces. Des ruines et des murs de villes se font écho entre un passé latent et un présent en devenir. Tel que la lumière et le temps le font sur la surface du film photographique, une sorte de mémoire est aussi enregistrée dans ces surfaces de pierre et du béton, dont la juxtaposition est un éventail de couches temporaires, auxquelles s’invitent tantôt de jardins urbains que des plantes qui poussent sauvagement aux côtés des constructions. 


Dans un deuxième temps, la lumière du jour est partie, et nous retrouvons la nuit, cet espace temporaire où les gens dorment, et qui dans la culture populaire est toujours lié, entre-autres, à l’inconnu, au danger et aux histoires de fantômes. La nuit veux dire aussi la pénombre, même si l’éclairage électrique dans les villes modernes ne laisse plus la place au noir total, la faible lumière qui baigne les surfaces les modifie, changeant ainsi ses couleurs et ses formes. Un objet quotidien et banal peut ainsi devenir un objet énigmatique et mystérieux. Ces photographies nous offrent une promenade nocturne dans une ville sans habitants, où les éléments urbains tel des arbres, des portes, des fenêtres ou des grilles sont les seuls protagonistes. Elles ont été prises au trépied avec des poses longues, au point de transformer, dans certains cas, l’obscurité de la nuit en lumière du jour.

Nacho Gómez Sales

Toutes les photographies © Nacho Gómez Sales